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Fès, ancienne des villes impériales

Elles sont quatre. Quatre cités où les grandes dynasties qui régnèrent sur le Maroc décidèrent d’élire résidence. Fès, la ancienne des villes impériales, Meknès, la prestigieuse, Rabat, la superbe, Marrakech, la plus belle la plus renommée.

Carrefour de la civilisation arabo-islamique, les heureuses lues le doivent à leur situation géographique mais aussi à un concours de circonstances. C’est vent ainsi que naissent les grandes Cités.

Fès, ancienne des villes impériales

Et si Moulay Idriss n’avait pas été chassé d’Orient, et s’il n’était pas arrivé au Maghrib El Aqsa et s’il ne s’était pas installé dans la région du Zerhoun à Volubilis et s’il n’eût pas un fils qui décida de fonder sa capitale dans la plaine du Saïs, de part et d’autre de l’Oued Fès … Si. .. et bien même si, Fès aurait vu le jour. Site accueillant, terres fertiles, de l’eau, beaucoup d’eau, qu’espérer de plus. Id riss Il a vu juste en faisant de Fès, en l’an 190 de l’Hégire, sa capitale. Ville coupée en deux, la Cité bâtie sur la rive droite prit le nom de Adwa des Andalous, celle bâtie sur la rive gauche, celui de Adwa des Kairouanai. A peine Idriss Il était-il en train de savourer son œuvre, de l’agrandir, de l’embellir que la mort l’emporta, il n’était âgé que de 35 ans. Mais ses successeurs terminèrent Je travail. Les Almoravides et à leur tête Youssef Ben Tachfine. Grâce à lui Fès devint capitale non seulement religieuse, mais également intellectuelle et artistique. Un rang qu’elle ne perdra jamais, car même si Meknès ou Marrakech attirèrent certains monarques, ces derniers ne laissent jamais tomber le berceau i1isation arabo-islamique au Fès, la bien-aimée. Cette comme du reste, toutes les villes marocaines antiques offrent un double visage, mais sans que l’anachronisme ne soit flagrant. Dans le Vieux Fès, l’histoire est racontée par chaque enseigne ou pavé ou encore édifice bravant le temps :El Ouaraouyine ou la Kasbah Filala, etc …

Dans le Vieux Fès, ce sont des siècle entiers que l’on remonte, non en raison de l’architecture seulement bien finie, mais aussi par la présence de ces artisans de père en fils dont le plus solide héritage est leur métier . leur Art. Si bien que Fès peut être considérée, plus que Marakech, comme la capitale de l’artisanat marocain. Des trésors inestimables sont là dans ce Vieux Fès : bijoux, bois sculpté, cuir travaillé.. Un régal pour les yeux.

Fes le Vieux et ses trésors surplombent avec suffisance mais sans arrogance l’autre Fès, le moderne.La ville Nouvelle, elle, contemple la ville ancienne avec ce respect qu’avaient jadis les élèves pour leurs maîtres. Ni ses artères illuminées nées, ni ses hôtels fastueux, ni se magasins de luxe, ni ses quartier résidentiels où les villas se suivent et ne se ressemblent pas (l’un chassant l’autre par sa beauté) rien, strictement rien de tout cela d’autres choses encore ne font oublier à la Ville Nouvelle et à ses habitants qu’il n’existe qu’un seul Fès: l’Ancien

A 60 kilomètres de Fès la Transcendante, se trouve une autre ville impériale, Meknès la discrète.