Une grande nécropole
Une grande nécropole
La construction du mur qui entoure la nécropole fut entreprise par le sultan Abou Saïd (1310-1331) et achevée par Abou El Hassan en 1339 ainsi qu’en témoigne l’inscription en caractères koufiques à la porte d’entrée si richement décorée.
Abou El Hassan fait de la première construction funéraire de Abou Youssouf une grandiose nécropole. Dans une enceinte aux murs épais s’élève une mosquée au minaret carré, en partie décoré de faïences polychromes et envahi par des nids de cigognes. On remarque aussi un bassin pour les ablutions, plusieurs salles funéraires, une zaouia, un mihrab. Les murs ont perdu leur stuc sculpté dont quelques fragments demeurent.
Au pied d’un auvent aux ornements fait d’arabesques et d’arcades, s’alignent deux dalles funéraires de marbre blanc en forme de toit et couvertes de caractères koufiques. Sous l’une repose Abou El Hassan, le sultan; sous l’autre, l’esclave reine, bien aimée, Chems Ed Doha, « le Soleil du Matin », encore appelée Lalla ChelIa. L’épitaphe du Sultan est gravée dans le marbre blanc : « Ceci est le tombeau de notre maître, le Sultan, le Khalifa, l’Imam, l’Emir des Musulmans, celui qui a fait triompher la religion, le guerrier qui a combattu dans la voie du Seigneur des deux Mondes, Abou El Hassan, fils de notre maître Abou Saïd, fils de Abou Youssouf Yacoub Ibn Abd El Hacq ». Puisse Dieu sanctifier son âme et fleurir sa tombe !
Il mourut, que Dieu soit satisfait de lui et l’agrée! – au Djebel Hontata en l’an 752 (1351) le 27 du mois béni de Rébii 1er, dans la nuit du lundi au mardi. Il fut enterré à Marrakech dans la koubba de la mosquée d’El Mansour – veuille Dieu y faire chanter ses louanges ! Il fut ensuite transporté dans ce cimetière béni du ChelIa – puisse-t-il être couvert de la grâce divine et entrer dans le Paradis ! que Dieu répande ses bénédictions sur Notre Seigneur Mohamed et sa Famille et leur accorde le Salut ! ».